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source photo : nosenchanteurs.com 

C’est comme ça : les gens du métier aiment à décerner des prix. Si on connaît forcément les télévisuels Victoires de la musique et Constantin, il en est d’autres, moins en lumières, que le showbiz ne pourra s’offrir, à moins de se faire transplanter un rien d’intelligence et de sensibilité.
Parmi eux, le prix Raoul-Breton de la francophonie. Créé il y a pas loin de cinquante ans au sein des Grands Prix de la Sacem, le « Raoul-Breton » vit une nouvelle jeunesse au sein du Festival Alors Chante ! de Montauban et par un jury de 25 professionnels désormais composé des membres de la Fédération des Festivals de Chanson Francophone. A nouvelle composition, nouvel esprit et autre type de lauréats. Au « Raoul-Breton » qui avait récompensé, de 2001 à 2009, M (Mathieu Chédid), Bénabar, Carla Bruni, Sanseverino, Jamait, Raphaël, Abd Al Malik, Thomas Dutronc et Flow, succède celui (pas de Prix en 2010 cause à cette refonte tant des Prix Sacem que du « Raoul-Breton ») qui récompense des artistes moins en vue dans les médias : Pierre Lapointe en 2011 et… Presque Oui cette année 2012 : Thibault Defever (notre Presque Oui, ci-dessus en photo) recevra une bourse d’écriture ainsi qu’une bourse d’investissement dans une résidence de création. Remise du prix le 17 mai lors du festival de Montauban.
Faut-il encore instruire les lecteurs de NosEnchanteurs de ce Presque Oui ? Presque non. De ce prix Raoul-Breton, assurément.
Artistes moins en vue désormais pour ce Prix ? Plutôt des artistes « intermédiaires ». Et c’est en cela que le Raoul-Breton à sa place, sa pertinence : « La crise que connaît actuellement le marché de la musique a eu pour conséquence de considérablement réduire les possibilités d’engagement à long terme et de développement sur la durée pour construire les carrières des artistes. Si les valeurs sûres du marché trouvent toujours un équilibre économique et que certains risques sont encore pris pour les jeunes talents, les artistes intermédiaires sont cependant les principales victimes collatérales de cette situation. Il y a pourtant certains artistes qui ne se révèlent pas au premier album et pour qui le fameux « moment charnière » vient plus tardivement. Quelques fois malheureusement lorsque les soutiens et accompagnements professionnels commencent à s’essouffler. »
C’est pour combler, à leur échelle, ce « vide d’accompagnement », que les Editions Raoul-Breton, maison d’édition musicale indépendante qui représente notamment les œuvres de Charles Trenet, Charles Aznavour, Lynda Lemay, Agnès Bihl, Alexis HK et beaucoup d’autres, ont proposé la refonte de leur prix en un prix d’encouragement. Et c’est très encourageant pour la suite…

Merci à nosenchanteurs.com pour l'information. Si vous aimez la chanson française je vous invite à aller régulièrement sur leur site.