vendredi 22 mai 2009
Tous des êtres humains
Aujourd'hui, dans l'excellent journal qu'est "Libération" le témoignage de Benoît Cohen, cinéaste, qui vient de passer deux jours dans un centre de rétention pour un projet de film s'indigne :
Je viens de passer deux jours dans un centre de rétention, pour un projet de film. Ce dont j'ai été témoin m'a écoeuré. Il est toujours impressionnant de voir des êtres humain privés de liberté mais ce qui est insupportable là-bas c'est la raison pour laquelle ces gens sont enfermés. La raison pour laquelle ils seront ensuite renvoyés "chez eux" dans un pays que certains ont quitté depuis des années et dans lequel ils n'ont plus aucune attache. Qu'ils travaillent, paient des impôts ou aient fondé des familles, cela ne leur donne aucun droit.
Ils ne rentrent pas dans le cadre de cette "immigration choisie" dont se gargarise Nicolas Sarkosy. Ils sont victime de la loi du chiffre. Nous sommes rentrés dans l'ère de la rentabilité à tout prix. La culture, la médecine, l'éducation, tout doit être rentable. L'immigration aussi ! On se fixe un objectif chiffré et on se félicite ensuite de l'avoir atteint.
Ces hommes et ces femmes ne sont plus expulsés parce qu'ils perturbent le bon fonctionnement de notre société mais simplement pour respecter des quotas. Des vies sont détruites dans l'indifférence générale.
Il n'est pas question de vouloir, comme l'affirme avec démagogie Eric BESSON, régulariser tous les sans-papiers, mais il s'agit de traiter avec humanité des gens qui non seulement ne font de mal à personne mais qui sont pour certains, parfaitement intégrés dans la société française. De considérer le cas de chacun avec attention en prenant la mesure des ravages que peuvent provoquer des décisions trop hâtives et arbitraires. Il faut que l'on cesse de traiter ces gens comme du bétail.
Au lieu d'essayer en "bon" politicien de justifier une politique injuste et inhumaine, Eric BESSON devrait plutôt méditer sur ces paroles de Jeanne MOREAU : "C'est en ma qualité de citoyenne française, plus que jamais attachée à la liberté, à l'égalité et à la fraternité que j'ai le devoir de vous rappeler que vous n'avez pas, monsieur le ministre, le droit de vie ou de mort sur des hommes et des femmes ou des enfants, qui travaillent, vivent, étudient ici en France, pays aujourd'hui déshonoré."
source photo : http://www.generiques-mag.com/
Deux petits mots sur Benoît Cohen :
Il est né en 1969, il suit des cours de cinéma à l'université. A ses débuts, il réalise des courts-métrages et monte sa boite de production. Il est le producteur de courts-métrages, de documentaires et de ses longs-métrages.
Son premier film est "Cameleone" réalisé en 1996 avec Chiara Mastroianni. Il traite de la difficulté psychologique d'assumer un meurtre avec légitime défense.
En 2001, il signe "les acteurs anonymes" où neuf acteurs se retrouvent dans un centre de désintoxication du métier de comédien. (!)
Il réalise "Nos enfants chéris" en 2003, avec un casting composé de Romane Bohringer, Mathieu Demy et Julien Boisselier, un film ou deux ex se retrouvent par hasard et repassent des vacances ensemble avec leur famille respective.
En 2006 il réalise "Qui m'aime me suive" toujours avec Mathieu Demy et Romane Bohringer et aussi avec Julie Depardieu et Eléonore Pourriat.
mardi 15 juillet 2008
Racisme ordinaire dans l'ain
source photo : tunisiendeouf.skyrock.com
l'article du journal '"Le monde" de Patrick Labesse daté du mardi 15 juillet 2008 a retenu toute mon attention :
La scène a eu lieu dans la soirée du 12 juillet à l'issue du concert de trio 3MA, prés des halles anciennes de Châtillon sur Chalaronne, une ville de 5179 habitants, située à proximité des monts du Beaujolais. Le concert est organisée par les temps chauds, beau festival des musiques du Monde, donc venues d'ailleurs, qui a lieu dans plusieurs villes du département de l'Ain. Ce soir là, le public est constitué de jeunes gens, de familles curieuses, attentives et enthousiastes. Mais deux hommes qui ne sont pas des gamins, habitant dans une rue proche, apprendra t'on plus tard, manifestent bruyamment dédain et mépris pour les musiciens sur scène. Des réflexions xénophobes fusent. Ils rigolent, se moquent, peu satisfaits de devoir subir ces "gens là" - des musiciens africains- jusque sous leurs fenêtres. Des spectateurs assis à proximité des perturbateurs leur demande de se taire. Les visages se renfrognent. Les bras se croisent sur la poitrine en une attitude de défi. Le regard d'un des deux individus croise celui d'un spectateur, debout à proximité, qui s'entend dire d'une voix haineuse "pourquoi tu me regardes, toi ?" Ledit spectateur reçoit immédiatement un violent coup de poing sur la mâchoire asséné par le second individu, suivi quelques secondes aprés par un coup de tête encore plus violent, du premier. Le spectateur agressé, la bouche en sang, ose quelques mots : "Pourquoi cela, qu'est ce que vous faites ici ?" La réponse jaillit : "Nous on est chez nous ici,toi retourne chez toi". Le spectateur a le tort d'avoir la peau un peu trop mate. Evacué sous la tente de la croix rouge pour y recevoir des soins, il revient un quart d'heure plus tard pour rejoindre des amis sur le lieu de l'agression. Là il est surpris d'y trouver les deux agresseurs en conversation au milieu d'un groupe de personnes, dont le maire (UMP) de la commune, Yves Clayette, élu lors des dernières élections municipales, en mars. Gérard Arnaud, journaliste présent pour la revue Africultures, entend le maire rassurer les agresseurs : "N'ayez crainte, il n'y aura aucune conséquence". Tutoiement de connivence, poignée de main à monsieur le maire, entouré de sa police municipale. Les deux tristes sires prennent congé sans être inquiétés. Une plainte est déposée. Laurent Guignon, président de l'association productrice du festival et correspondant local du Monde, qui juge les faits "inqualifiables", annonce que celle-ci se porterait partie civile. Plusieurs personnes présentes se déclarent prêtes à témoigner. Le journal "Le Monde", qui n'a pu joindre le maire, a aussi l'intention de s'associer à la plainte pour une agression subie par un de ses collaborateurs, signataire de ces lignes.
vendredi 23 mai 2008
Le PS est mort.
Dans mon journal préféré on peut trouver tous les jours dans la rubrique "le contre journal" la réaction des internautes sur l'actualité.
Aujourd'hui c'est sur la sortie du livre de Bertrand Delanoé "De l'audace".
J'aime beaucoup le commentaire de "mhbl" que je partage :
Le PS est mort- ou agonise - depuis un an et tout le monde fait semblant de l'ignorer. Ce n'est plus un parti, c'est une constellation de groupuscules, ou d'écuries présidentielles, dont la préoccupation première est d'exister. On se bouscule, on joue des coudes pour être le plus beau, le plus moderne ou le plus attrayant. On minaude, on fait dans la mode, dans le cosmétique. On ressort les vieux atours de la sociale démocratie, on exécute sa danse du ventre devant Sarko. Bref on se moque éperdument de ceux que l'on est censé représenter ! Les Valls, Delanoé et consorts n'ont que ce mot à la bouche gagner sans se rendre compte que les "valeurs" qu'ils défendent sont déjà au pouvoir.
A lire aussi aujourd'hui la rubrique de Pierre Marcelle : La négation du prolétariat :
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/smoking/327685.FR.php
"Lire libé c'est bien. L'acheter et le lire, c'est mieux"
Proverbe du Petit Goave.
mercredi 30 avril 2008
Une jolie pub, bravo Matelsom !
Voici donc cette pub que nous pouvons voir en ce moment sur les murs du métro parisien, et qui vaut à l'entreprise de crouler sous les mails injurieux demandant la suppression de l'affiche qui, je cite "banalise le comportement homosexuel dans le métro, emprunté par des familles et des enfants". Et de citer le catéchisme : "La tradition a toujours déclaré que les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés"
Une petite dernière pour la route: "être assimilées à la sodomie ne devrait pas faire plaisir à ces marques soucieuses de leur image".
Moi qui voulait changer de literie, j'ai trouvé ma marque !
Bravo Matelsom !!!
lire le reste de l'article dans "Libé" d'aujourd'hui :
http://www.liberation.fr/
rubrique : actualité/société
Petit proverbe du petit Goave : "lire libé c'est bien. Le lire et l'acheter c'est mieux !"
mercredi 23 avril 2008
Triste jour
Mes voisins ont abattu un énorme arbre dans leur jardin.
Et depuis il y a un grand vide.
Assassins !!!
dimanche 13 avril 2008
Je ne remercie pas France 3
Cette semaine aussi mais sur France 3, la diffusion à une heure trés tardive : 1 h30 du matin. On croit rêver quand on voit ce qui passe aux heures de grande écoute ! (Merci Mr De Carolis pour votre ambition à la tête de France Télévision !) la diffusion d'un court métrage ayant obtenu cette année un césar et un oscar (c'est pas si courant !) "Le mozart des pickpockets" de et avec Philippe Pollet-Villard.
source photo :www.cotecourt.org
Extrait de l'article de Valérie Cadet paru dans le supplément du monde du 31 mars :
"Fable savoureuse piquée de dialogues désopilants, ce cinquième opus de l'écrivain et cinéaste Philippe Pollet-Villard est aussi empreint d'une vraie douceur, d'une légèreté parfois bouleversante, que souligne une langue de grande qualité. Au coté du jeune Matteo Razzouki-Safardi, Philippe Pollet-Villard et Richard Morgiève forment un duo magnifique de grands gosses délurés et aimants, prêts à recevoir le pire comme le meilleur.
On peut décerner la palme de l'incurie aux programmateurs de France 3 qui le diffusent à cette heure invisible, derrière une énième rediffusion d'un épisode de la série "NYPD blue".
samedi 2 février 2008
Le président du médef
Aprés l'avoir vu sur le trés bon blog de "Tiger le chat" (que vous devriez aller visiter plus souvent) je ne résiste pas à mon tour , de vous montrer cette parodie de Philippe Katerine, (l''excellent Philippe Katerine), sur notre président "gling-gling" que l'on devrait à mon avis bientôt voir dans le prochain "star-academy" s'il il n'y a que ça pour faire remonter sa cote dans les sondages !
jeudi 4 octobre 2007
Dans ma boite aux lettres
Si comme moi vous habitez Bordo, vous avez surement trouvé dans votre boite aux lettres un courrier de notre cher maire.
Après lecture du courrier. Une petite interrogation ?
Ce tract pré-électoral est il financé par la mairie de Bordo (et donc payé avec nos impôts) ou payé par l'UMP , car il n'y a, chose bizarre, aucune entête ni sur le courrier, ni sur l'enveloppe !
Notre charmant maire pense avoir perdu les élections législatives à cause, selon lui, des différents mandats qu'il occupait et que ses administrés voulaient un maire à plein-temps ?
Moi je crois plutôt que les bordelais lui reproche ses petites élections privées pour retrouver son fauteuil de maire dans notre chère ville à l'automne dernier. (Avant ça, je le trouvais plutôt sympa et assez compétant, même si il ne fait pas parti de ma famille politique)
Quand on est un homme politique on est soit disant au service de l'état , en ce qui concerne notre maire on a plutôt l'impression que c'est l'état qui est à son service.
C'est peut-être ça monsieur le maire que vos électeurs vous repproche.
Et puis, ça fait maintenant soixante ans que cette ville est gouvernée par la droite. Il serait bien aujourd'hui de tourner cette page et de passer à autre chose.
J'espère de tout coeur que Mr Alain ROUSSET sera donc le candidat de tous les partis de gauche (il faut s'unir) et qu'il gagnera les prochaines élections municipales !
Voilà, c'est dit !
dimanche 6 mai 2007
20h
Et merde !
















