mardi 15 septembre 2009
Willy Ronis
source photo : www.competencephoto.com
"Je n'ai pas été un artiste à périodes, mon parcours a été trés linéaire"
Des nombreuses photos qu'il a pris, une lui tient particulièrement à coeur :
"La péniche aux enfants", Paris 1959
"Entre le moment où j'ai appuyé et celui ou j'ai sorti le film ruisselant du fixateur devant la lanterne claire, j'ai frisé la crise cardiaque".
Lire l'article de Brigitte Ollier (avec Antoine de Baecque, Edouard Launet, Ondine Millot et Edouard Waintrop) Libération édition du 14/09/2009
Willy Ronis 1910-2009
mardi 13 janvier 2009
La une de libé
J'aime trés souvent les "une" de libé.
Et aujourd'hui c'est Claude Berri qui s'y colle ! Très belle photo de Patrick Swirc qui nous donne une image plutôt sympatique de l'homme qui vient de nous quitter :
Quand j'ai vu cette photo, je ne sais pas pourquoi mais j'ai de suite pensé à une autre "une" de libé, le lendemain de la mort de Coluche, une autre trés belle photo de Jeanloup Sieff :
source photo : www.nikohk.com
Pour moi Berri c'est avant tout deux films, un en tant que producteur, et l'autre en tant que producteur et réalisateur :
l'homme blessé de Patrice Chéreau Tchao Pantin de Claude Berri
source photo : www.allocine.fr source photo : www.cinemotions.com
Alors, Tchao Berri.
lundi 31 mars 2008
Le titre du jour
Je sens que ça va énerver mes copains François et Philippe.
Moi, je suis aux anges !
Il ne manque plus au parti socialiste d'avoir un beau projet... de gauche !
"Lire libé c'est bien. l'acheter et le lire c'est mieux"
proverbe du Petit-Goave
lundi 17 mars 2008
J'adore !
Et en plus, ça fait plaisir !!!
"lire libé c'est bien, l'acheter et le lire c'est mieux !"
proverbe du Petit-Goave
jeudi 13 mars 2008
Exemples de dénis démocratiques
Toujours dans la rubrique : mon journal a du talent
Dans le libé du jour "le libé des écrivains" un article de Gérard Mordillat, auteur du livre : "Notre part des ténèbres" (Calmann-levy 2008)
Une colère court de Rennes à Aix en provence, de Metz à Lyon, de Limoges à Amiens, à Lille, à Marseille, à Paris... Partout où des hommes et des femmes se réunissent pour parler de ce qui ne va pas en France aujourd'hui, du réel. Pas du retable des merveilles que nous font admirer quotidiennement les membres du gouvernements sur les télévisions et les radios : le chômage baisse, le pouvoir d'achat ne va pas tarder à progresser. Les prix à la consommation sont sous contrôle et autres sornettes débitées sans qu'aucune voix ne vienne s'y opposer. Une colère qui prend sa source dans deux monts analogues, le déni démocratique que représente l'adoption du traité de Lisbonne par voie parlementaire et l'écart sans cesse grandissant entre les plus hauts revenus et les plus bas.
Alors la question revient sans cesse : Jusqu'à quand accepterons nous que les élus non seulement trahissent leurs promesses de campagne (c'est banal, voire folklorique) mais bien plus gravement trahissent leur mandat et l'exercice même de la démocratie en déniant au peuple la capacité à se prononcer sur son avenir. Jusqu'à quand accepterons nous que des entreprises ferment, soient délocalisée ou vendues, mettant au chomage des milliers de salariés alors que les groupes qui les contrôlent dégagent des profits extraordinaires ? Jusqu'à quand accepterons nous que les dirigeants des entreprises soient rétribués en millions d'euros alors qu'il est de bon ton de s'offusquer d'un smic à 1500 € ?
Si l'exercice démocratique est confisqué, si l'ensemble du monde du travail ne cesse de s'appauvrir, si les syndicats n'ont d'autre place que celle de "partenaires sociaux" qu'on leur assigne, jusqu'à quand allons nous nous taire et rester sans rien faire ? Comment ne pas entendre que la violence populaire sera demain le seule réponse possible pour tous ceux qui étouffent dans cette société où "tais toi pauvre con !" est devenu la devise de l'état et de ses représentants.
Gérard Mordillat
"lire libé c'est bien. L'acheter et le lire, c'est mieux".
Petit proverbe du Petit Goave
vendredi 23 novembre 2007
Massacre du code du travail
MASSACRE DU CODE DU TRAVAIL DANS LE SILENCE GENERAL
A lire aujourd'hui dans la rubrique "rebonds" de Libération"
Article de Gérard Filoche, inspecteur du travail.
C'est un droit évolutif. Chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de l'histoire des mouvements sociaux de notre pays. Ce texte ne devrait pas être réécrit en quelques heures à l'assemblée.
lire le reste de l'article : http://www.liberation.fr/rebonds/293225.FR.php
"Lire libé c'est bien, l'acheter et le lire c'est mieux" proverbe du Petit-Goave
lundi 4 juin 2007
les lecteurs de Libé ont du talent...
L'UMP, vers un pouvoir sans contre-pouvoir
Le système du Quinquenat, en liant le scrutin présidentiel et les élections législatives, entraîne certains effets pervers dont le moindre n'est pas de faire intervenir le vote législatif en plein "état de grâce", la période suivant l'élection d'un président, ce qui rend quasi inévitable l'arrivée d'une forte majorité présidentielle au palais Bourbon. Certes, la possibilité de disposer d'une majoritée absolue à la chambre donne les mains libres au gouvernement pour appliquer le programme pour lequel il a été élu. Malheureusement, la nature présidentielle de notre régime et l'existence de l'article 49,3, ont pour effet de couper court aux débats démocratiques qui sont la seule raison d'être du Parlement. Aujourd'hui, les sondages créditent l'UMP d'intentions de vote de l'ordre de 40%. Par le biais du scutin uninominal à deux tours par circonscription,ces 40% pourraient se transformer en plus de 400 sièges sur les 577 que compte l'assemblée, soit 70% des députés appartenant à la seule UMP. Cette domination d'un seul parti à la chambre serait sans précédent. Pour mémoire les précédents records datent de 2002 (365 sièges sur 577 pour l'UMP) et avant cela de 1981 (285 sièges sur 491 pour le PS). En pratique si l'UMP obtient 390 députés et que l'on y ajoute ses 155 sénateurs (sur 331), le parti présidentiel détiendra 60% des deux chambres réunies. Or selon l'article 89, ces 60% constituent justement le seuil nécessaire pour faire adopter une révision de la constitution par le parlement réuni en congrés. Ce cas de figure ne s'est encore jamais produit, un seuil élevé étant justement censé nous prémunir contre cette éventualité. Si cela devait advenir, non seulement le parti présidentiel contrôlerai tous les leviers du pouvoir exécutif et législatif, ainsi que l'ensemble des organes de régulation, mais de plus nous ne pourrions plus compter sur les limitations imposées par la constitution, car il aurait la possibilité de la modifier à sa guise. Je ne préjuge pas des intentions du parti au pouvoir aujourd'hui et je ne prétends pas disposer des connaissances nécessaires pour porter un jugement qualifié sur sa future politique sociale ou économique. Cela ne m'empêche pas de m'inquiéter des dérives possibles d'un pouvoir dépourvu de contre-pouvoir. Ces dérives n'ont pas besion d'être autoritaires pour avoir des conséquences désastreuses sur l'avenir de notre société. Des prises de position récentes sur l'accès aux données et aux communications informatiques personnelles, sur le brevetage du vivant, sur l'assouplissement des règles de bioéthique, ou sur le fichage biométrique, voire ethnique, me font regretter que les décisions dans ces domaines puissent être prisent à l'avenir sans discussions. Nous serions de fait dans un régime de parti unique (ne représentant au mieux que 40% de la population) dont il ne nous restera plus qu'à espérer qu'il sera bienveillant car, de toute façon, nous ne pourrons plus rien y faire. Comme le disait Lord Acton : "Tout pouvoir corrompt, mais le pouvoir absolu corrompt absolument".
M. Aspic
Aujourd'hui dans la page courrier de Libération.
Lire "libé" c'est bien. l'acheter et le lire, c'est encore mieux.
(Proverbe du Petit Goave)
samedi 5 mai 2007
J'ai choisi la Fraternité
Trés beau témoignage dans la page courrier de Libé début avril 2007.
J'ai choisi la Fraternité
J'ai vu des travailleurs immigrés, monsieur Sarkosy, exploités, humiliés, seuls. Seuls face à leur détresse, à leur illétrisme, à leur droits bafoués. Et vous n'avez rien dit.
J'ai vu des femmes, à travail égal à celui des hommes, être sous-payées et quelques fois harcelées. Et vous n'avez rien fait.
J'ai vu des jeunes, ballotés d'un stage à un autre, entre le chômage, un travail intérimaire, un travail saisonnier et toujours sous-payés. Je vois des retraités, ayant travaillé durement toute une vie, survivre avec un revenu indécent. Et vous n'avez encore rien fait.
Dans ce sud de la France, j'ai aussi rencontré des Harkis, devenus des vieux messieurs oubliés, ignorés, et quelque fois même insultés, à qui on refuse encore aujourd'hui même d'être enterrés dans leur pays natal. Des travailleurs immigrés, dont les enfants ne veulent plus être exploités, humiliés. Des femmes qui aspirent à une égalité de salaire. Des jeunes, des chômeurs, des smicards, des gens qui ont cru à vos valeurs et à qui vous avez dit : Il faut la rupture, c'est la mondialisation, c'est la crise ; et qui ont pensé qu'une crise c'est passager, comme une crise de nerfs. Et qui ont fini par accepter. Accepter de devenir flexibles, serviles à souhait. Accepter des salaires indignes, du travail à mi-temps, à tiers-temps, intérimaire, saisonnier, des chèques-emploi, des contrats nouvelles embauches. Accepter des stages de remise à niveau, de reconversion, de recherche d'emploi. On a culpabilisé, perdu confiance en nous-même.
Monsieur Sarkosy, vous nous avez demandé de nous intégrer, de nous adapter, de nous assimiler et d'avoir des diplômes. C'est alors que nous avons compris. Compris que notre seule liberté, c'était plus que de la méfiance, c'était de la crainte.
De la même manière que vous avez confessé avoir un coeur à gauche, comme tout le monde, et que vous aviez droit à votre pudeur, à mon tour je vous confesse que j'ai peur que vous deveniez président de la République, peur pour mon pays, peur pour nos droits sociaux, peur pour nos salaires, peur pour tous les plus faibles et les plus démunis, peur surtout pour nos libertés.
Quand on à un coeur, on ne dit pas "aimez-la ou quittez-la", on ne dit pas à des travailleurs qui gagnent durement 1000 euros par mois, "travaillez plus pour gagner plus". Monsieur Sarkosy, allez demander aux caissières des supermarchés, dont les actionnaires sont largement bénéficiaires, si l'argent est équitablement réparti dans notre pays.
Moi j'ai choisi la fraternité. (...)
Mes parents d'éducation musulmane, comme dans la majorité des familles musulmanes m'ont enseigné, avec amour, le respect, la fraternité et surtout la dignité. Le respect envers les plus faibles, les plus démunis, ceux dont la société, ou l'argent est caution de la respectabilité, a anéanti toute vie possible.
Oui, monsieur Sarkosy, il est difficile et douloureux d'être pauvre.
Malgré tout, je refuse toujours de croire à la fatalité et je crois en mon pays, la France.
B.B ouvier agricole, Pézénas (Hérault)
Donc moi aujourd'hui je vais voter
pour Mme Ségolène ROYAL
mardi 3 avril 2007
Les lecteurs de Libé ont du talent (suite)
UDF et UMP, toujours pacsés.
Aujourd'hui, UMP et UDF gèrent toujours main dans la main des centaines de villes, d'arrondissements (à Paris, Marseille, et Lyon) groupements de communes, départements (conseils généraux) et régions de France. Aucune de ces équipes de droite UMP-UDF n'a explosé ou démissionné, au contraire ! Ils votent des budgets, ils s'opposent ensemble à la gauche quand elle est majoritaire localement. Cerise sur le gâteau, les alliances locales UMP-UDF se renouvellent de jour en jour : fin 2006, l'UDF de la région Aquitaine (celle où Bayrou est élu !) a envoyé ses membres faire liste commune pour la mairie de Bordeaux avec le condamné Juppé et l'UMP, puis pour des élections partielles dans l'Ain, en Seine Saint-Denis (à Romainville) ou encore ces jours-ci dans le département de la Loire, présidé (merci le cumul des fonctions...) par le ministre de la justice, Pascal Clément. Comment la grande majorité des médias ose-t-elle faire comme si cela n'existait pas, en entretenant cette prétendue posture "ni droite ni gauche" ? C'est écoeurant de mise en scène et de tromperie...
B.P
Les lecteurs de Libé ont du talent (suite)
Dans la page courrier de Libé d'aujourd'hui
J'ai choisi la Fraternité
J'ai vu des travailleurs immigrés, monsieur Sarkosy, exploités, humiliés, seuls. Seuls face à leur détresse, à leur illétrisme, à leur droits bafoués. Et vous n'avez rien dit.
J'ai vu des femmes, à travail égal à celui des hommes, être sous-payées et quelques fois harcelées. Et vous n'avez rien fait.
J'ai vu des jeunes, ballotés d'un stage à un autre, entre le chômage, un travail intérimaire, un travail saisonnier et toujours sous-payés. Je vois des retraités, ayant travaillé durement toute une vie, survivre avec un revenu indécent. Et vous n'avez encore rien fait.
Dans ce sud de la France, j'ai aussi rencontré des Harkis, devenus des vieux messieurs oubliés, ignorés, et quelque fois même insultés, à qui on refuse encore aujourd'hui même d'être enterrés dans leur pays natal. Des travailleurs immigrés, dont les enfants ne veulent plus être exploités, humiliés. Des femmes qui aspirent à une égalité de salaire. Des jeunes, des chômeurs, des smicards, des gens qui ont cru à vos valeurs et à qui vous avez dit : Il faut la rupture, c'est la mondialisation, c'est la crise ; et qui ont pensé qu'une crise c'est passager, comme une crise de nerfs. Et qui ont fini par accepter. Accepter de devenir flexibles, serviles à souhait. Accepter des salaires indignes, du travail à mi-temps, à tiers-temps, intérimaire, saisonnier, des chèques-emploi, des contrats nouvelles embauches. Accepter des stages de remise à niveau, de reconversion, de recherche d'emploi. On a culpabilisé, perdu confiance en nous-même.
Monsieur Sarkosy, vous nous avez demandé de nous intégrer, de nous adapter, de nous assimiler et d'avoir des diplômes. C'est alors que nous avons compris. Compris que notre seule liberté, c'était plus que de la méfiance, c'était de la crainte.
De la même manière que vous avez confessé avoir un coeur à gauche, comme tout le monde, et que vous aviez droit à votre pudeur, à mon tour je vous confesse que j'ai peur que vous deveniez président de la République, peur pour mon pays, peur pour nos droits sociaux, peur pour nos salaires, peur pour tous les plus faibles et les plus démunis, peur surtout pour nos libertés.
Quand on à un coeur, on ne dit pas "aimez-la ou quittez-la", on ne dit pas à des travailleurs qui gagnent durement 1000 euros par mois, "travaillez plus pour gagner plus". Monsieur Sarkosy, allez demander aux caissières des supermarchés, dont les actionnaires sont largement bénéficiaires, si l'argent est équitablement réparti dans notre pays.
Moi j'ai choisi la fraternité. (...)
Mes parents d'éducation musulmane, comme dans la majorité des familles musulmanes m'ont enseigné, avec amour, le respect, la fraternité et surtout la dignité. Le respect envers les plus faibles, les plus démunis, ceux dont la société, ou l'argent est caution de la respectabilité, a anéanti toute vie possible.
Oui, monsieur Sarkosy, il est difficile et douloureux d'être pauvre.
Malgré tout, je refuse toujours de croire à la fatalité et je crois en mon pays, la France.
B.B ouvier agricole, Pézénas (Hérault)






















