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Le Québécois Peter Peter publie un album excitant de pop totale, aux tubes collants mais aux textes amers. 

Sur un deuxième album de pop totale, en équilibre constant entre brillance et mélancolie, le Québécois Peter Peter dresse un portrait passionnant de lui-même, de ses contemporains et de leurs angoisses, de leurs fêtes et fuites en avant.

Bourré de petits tubes mélancoliques qui ne cessent, une fois écoutés, de rebondir sur les neurones, Une Version améliorée de la tristesse est aussi une version déformée, éthylique, de la pop music. Comme les morceaux qui suivent, Carrousel, MDMA, Tout prend son sens dans le miroir,Réverbère ou Les Chemins étoilés notamment, l’ouverture-titre donne le ton, assez unique, de l’album : le brillant pâle de nappes de synthés à la lumière de néons crus se heurte au charnel bouillant de saxos assumés, les pianos, rythmiques et mélodies dance ou sautillantes se heurtent à une voix de belle soie déchirée et à des mots souvent forts.

Un tourbillon sensoriel déstabilisant et excitant, comme celui que traversent les consciences quand elles s’enfoncent dans les méandres changeants de nuits extrêmes, joyeuses et tristes à la fois. 

En concerts : 2/4 Strasbourg, 8/4 Lille